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Les troubles alimentaires

Dernière mise à jour : 30 avr.

Sommaire



Troubles alimentaires

Les troubles alimentaires sont caractérisées par des comportements alimentaires perturbés qui peuvent sérieusement affecter la santé d'une personne, son bien-être émotionnel et sa capacité à fonctionner dans les domaines de la vie quotidienne. Les plus connus parmi ces troubles incluent l'anorexie mentale, la boulimie nerveuse, et le trouble de l'alimentation sélective. Cependant, il existe plusieurs autres formes, comme le trouble de l'alimentation compulsive (hyperphagie boulimique) et les troubles alimentaires non spécifiés autrement.


Il existe des liens entre les troubles alimentaires et certains troubles neurodéveloppementaux comme le TSA ou le TDA. Voici un aperçu de quelques connexions notables :


  • Les troubles du Spectre Autistique (TSA) Les personnes avec TSA peuvent avoir des particularités alimentaires comme des préférences très spécifiques pour certains types de nourriture, une sensibilité accrue aux textures ou aux goûts, et des difficultés liées à la nouveauté des aliments. Ces particularités peuvent parfois mener à des comportements alimentaires restrictifs, qui peuvent ressembler à ceux observés dans les troubles alimentaires comme l'anorexie ou l'orthorexie.

Je m'arrête un court instant sur les troubles alimentaires et le TSA

En effet, la plupart des personnes autistes ont des particularités sensorielles. C’est-à-dire que leur cerveau perçoit certains sens différemment. Manger est une action qui active plusieurs sens : l’odorat, le gout, le toucher, la vue ainsi que la thermoception (perception de la température), et la proprioception (perception du corps). Ces sens nous permettent de comprendre ce que l’on mange et de déterminer si l’aliment que l’on mange est comestible.


Certains de ces sens peuvent être plus sensibles que la moyenne ou être plus performants pour percevoir les détails chez les personnes autistes. Cette sensibilité donnera l’impression à la personne de manger des aliments qui ne sont pas comestibles. Elle sera alors dégoutée et aura la nausée ou voudra vomir. Pour éviter cet état, la personne autiste pourrait adopter un ou plusieurs de ces comportements :


Assiette compartimentée
  1. Manger des aliments séparément (Exemple : du steak, pommes de terre au lieu du hachis parmentier

  2. Manger toujours à la même heure

  3. Manger toujours la même chose, choisir toujours la même marque de produit

  4. Prendre de petites bouchées

  5. Manger uniquement dans un endroit calme

  6. Craindre d’essayer de nouveaux aliments

  7. Manger des aliments d’une seule couleur (ex. : ne manger que des aliments oranges).

  8. Manger les aliments dans l’assiette dans le sens horaire.

  9. Avoir un rituel personnel (exemple : commencer par le centre de l'assiette).

  10. Utiliser toujours les mêmes couverts.

  11. Manger tous les repas avec des couverts (même une pointe de pizza) et toutes les collations avec les mains.

  12. ...


Les particularités des personnes autistes peuvent rendre leurs comportements alimentaires différents de la moyenne des gens, mais cela ne signifie pas que c’est mal. S’il n’y a pas de risque pour la santé de la personne, un comportement atypique n’est pas un comportement à éliminer !



  • Les troubles Déficitaires de l'Attention avec ou sans Hyperactivité (TDAH) Les personnes TDA/H peuvent présenter des comportements impulsifs, y compris dans leurs habitudes alimentaires. Cela peut se traduire par une prise alimentaire excessive ou non régulée, qui peut parfois aboutir à des troubles alimentaires tels que la boulimie ou le trouble de l'alimentation compulsive.


  • Les troubles Obsessionnel-Compulsif (TOC) Bien que le TOC soit souvent classifié séparément des troubles neurodéveloppementaux, il partage certaines caractéristiques de rigidité et de comportements répétitifs qui peuvent également influencer les habitudes alimentaires. Les compulsions ou les rituels autour de la nourriture peuvent se manifester dans certains troubles alimentaires, en particulier l'anorexie.


  • Le syndrome de Gilles de la Tourette Bien moins étudié en relation avec les troubles alimentaires, le syndrome de Gilles de la Tourette peut impliquer des comportements compulsifs qui pourraient théoriquement affecter aussi les habitudes alimentaires.


Ces liens ne signifient pas que tous les individus avec un trouble neurodéveloppemental développeront un trouble alimentaire, mais ils sont à risque accru pour les raisons suivantes :

(liste non exhaustive bien sur)


  1. Les difficultés de régulation sensorielle Les personnes avec des troubles neurodéveloppementaux, comme le Trouble du Spectre de l'Autisme (TSA), peuvent éprouver des difficultés avec la régulation sensorielle qui affecte leur rapport à la nourriture, incluant la texture, le goût et l'odeur. Ces sensibilités peuvent conduire à des restrictions alimentaires.

  2. Une rigidité cognitive et des comportements répétitifs Dans le cas du TSA, la rigidité dans les pensées et les comportements peut se traduire par des habitudes alimentaires très strictes et une résistance aux changements, ce qui peut contribuer au développement de comportements alimentaires restreints comme ceux observés dans l'anorexie.

  3. Difficultés de régulation émotionnelle et sociale Pour les personnes avec TSA ou TDAH, les défis dans la gestion des émotions et les interactions sociales peuvent mener à des comportements alimentaires comme moyen de contrôler leur environnement ou de gérer le stress et l'anxiété.

  4. Focus intense Certaine personnes développent un intérêt ou un focus très intense sur des domaines spécifiques, y compris le poids et la nourriture, ce qui peut aussi conduire à des comportements alimentaires désordonnés.

  5. Les comorbidités avec d'autres troubles Les troubles neurodéveloppementaux sont souvent accompagnés de comorbidités comme l'anxiété, la dépression, ou les troubles obsessionnels-compulsifs, qui sont eux-mêmes des facteurs de risque pour les troubles alimentaires.


 

Ma p'tite histoire perso

J'ai un trouble de l'alimentation sélective et peu de personnes le savent dans mon entourage. J'ai été diagnostiquée TSA tardivement, j'ai alors compris pourquoi une telle alimentation et que non, ce n'est pas un caprice comme certaines personnes peuvent le penser.

Depuis toute petite, je lutte avec les aliments verts. Ma mère et moi étions en constante bataille autour des petits pois. Aujourd'hui encore, les aliments verts sont rarissimes dans mon assiette.

La salade ? Je choisis les feuilles les plus blanches, s'il n'y en a pas, je n'en mange pas.


Il m'arrive d'avoir des phases où mon alimentation se limite à un ou deux types d'aliments. Pendant une éternité, mon quotidien culinaire se résumait uniquement à de la rosette. Puis, brusquement, je me suis mise à ne consommer que des crèmes aux œufs d'une marque spécifique.

Le mois dernier, j'ai survécu presque exclusivement grâce à des barquettes à la fraise – et là, je suis à court et en conflits avec moi-même "ces barquettes valent-elles vraiment la peine d'une sortie en supermarché ?"😱


Je prends parfois des compléments alimentaires, parce qu'il est évident que je n'ai pas tous les apports nutritifs indispensables aux fonctionnement du corps humain. Cependant j'essaie de m'améliorer. J'ai la chance d'avoir un soutien extraordinaire avec moi au quotidien.


Les choses changent

Aujourd'hui j'adore les petits pois, cependant seulement d'une seule marque !

Alors que pendant longtemps je mangeais exclusivement de la viande, aujourd'hui il m'est devenu très compliqué d'en manger.


La semaine dernière, nous avons pris la décision de réformer notre régime alimentaire pour adopter une approche plus saine et équilibrée (mon ado boude😅). Ce n'est pas facile, surtout quand on tente d'éviter les aliments verts. A moi le quinoa !


 

Plusieurs recherches suggèrent que le microbiome intestinal des personnes TSA diffère de celui des personnes non autistes. Le prochain article portera sur une question que je me suis posée en écrivant celui-ci : "Notre microbiome est-il responsable de nos choix alimentaires ?"


 

Comment identifier les signes d’un trouble alimentaire comme l'anorexie ou la boulimie ?


Le trouble alimentaire peut se manifester de diverses façons chez une personne à risque, que ce soit au début du trouble ou après une longue période. Il est crucial de reconnaître ces signes, surtout si la personne concernée éprouve des difficultés à en parler ouvertement.


Comprendre ces indicateurs vous permettra non seulement d’offrir un soutien adapté, mais aussi de mieux appréhender la situation du concerné. Il est essentiel de respecter son confort face à sa situation. La meilleure approche consiste à rester disponible, à écouter avec empathie et à éviter de juger.


Voici quelques signes courants associés aux troubles alimentaires :

  • Sauter des repas ou éviter de manger en présence d'autres.

  • Obsession autour des calories ou d'autres aspects nutritionnels durant les repas.

  • Difficulté à terminer les repas ou à manger en quantités normales.

  • Consommation excessive de nourriture, même après être rassasié.

  • Commentaires fréquents sur son propre poids ou celui d'autres personnes.

  • Excuses pour quitter la table immédiatement après avoir mangé, souvent pour aller à la salle de bain.

  • Fluctuations notables de poids.

  • Évitement des activités sociales impliquant la nourriture.


Certains signes plus subtils peuvent également indiquer un trouble alimentaire :

  • Isolement social.

  • Apparition de symptômes anxieux ou dépressifs.

  • Augmentation de l'irritabilité.

  • Baisse d'énergie notable.

  • Difficulté à se concentrer ou à suivre des conversations.

  • Perte d'intérêt pour des activités autrefois appréciées.


Attention

Ces signes ne sont que des exemples et peuvent varier énormément selon la personne, son contexte et la spécificité de son trouble alimentaire. Il est donc important de ne pas présumer de la présence d’un trouble alimentaire chez quelqu’un, mais plutôt d’offrir un soutien attentif et non intrusif si vous suspectez que quelqu'un pourrait être en difficulté.



👉 Il est possible de faire le test en ligne sur le site de SOS Anor.


 

Comment la médecine prend en charge les personnes souffrant de troubles alimentaires ?


Le traitement des troubles alimentaires est généralement multidisciplinaire, impliquant plusieurs types de soins et d'interventions adaptés à la situation individuelle de chaque personne. Voici les principales composantes d'un traitement efficace pour les troubles alimentaires comme l'anorexie, la boulimie, ou les troubles de l'alimentation non spécifiés :


  1. Un examen médical complet est essentiel pour identifier et traiter les complications physiques qui peuvent résulter du trouble alimentaire, telles que les déséquilibres électrolytiques, les problèmes cardiaques, ou la malnutrition.

  2. Les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) sont souvent considérées comme l'une des approches les plus efficaces pour traiter les troubles alimentaires. Elles aident à modifier les pensées et comportements nuisibles liés à l'alimentation et à l'image de soi. D'autres formes de thérapie, comme la thérapie interpersonnelle ou la thérapie familiale, peuvent également être bénéfiques, surtout chez les adolescents.

  3. Les diététiciens ou nutritionnistes spécialisés peuvent élaborer des plans alimentaires personnalisés pour aider les patients à retrouver un mode d'alimentation sain et équilibré. Cette étape est cruciale pour rétablir une nutrition adéquate et réapprendre les habitudes alimentaires saines.

  4. Dans certains cas, des médicaments peuvent être prescrits pour traiter des symptômes spécifiques ou des troubles concomitants, comme l'anxiété ou la dépression, qui peuvent être liés au trouble alimentaire.

  5. La guérison des troubles alimentaires peut être un processus long et complexe. Un suivi régulier par une équipe de soins de santé est essentiel pour prévenir les rechutes. Les groupes de soutien peuvent également offrir un espace de partage et de soutien mutuel.

  6. Pour les cas sévères où la santé du patient est en danger immédiat, des interventions plus intensives comme l'hospitalisation peuvent être nécessaires pour stabiliser la situation.

La clé du traitement des troubles alimentaires est une approche personnalisée qui tient compte des besoins spécifiques de l'individu, y compris ses conditions médicales, son état psychologique, et son environnement social. La collaboration entre professionnels de santé et le soutien de la famille et des amis sont également des éléments importants pour une guérison efficace.



 

Où se renseigner ?

  1. Votre médecin généraliste peut être une première ressource vers laquelle vous tourner. Ils peuvent vous orienter vers des spécialistes et des ressources locales.

  2. Un nutritionniste ou un diététicien peuvent vous aider à établir des habitudes alimentaires saines et à traiter les troubles de l'alimentation.

  3. Les troubles de l'alimentation sont souvent liés à des problèmes émotionnels ou psychologiques sous-jacents. Un psychologue ou un psychiatre spécialisé peut vous fournir un soutien et un traitement appropriés.

  4. Rejoindre un groupe de soutien peut vous permettre de partager votre expérience avec d'autres personnes qui traversent des situations similaires et de recevoir du soutien et des conseils.

  5. Il existe de nombreuses organisations dédiées à la sensibilisation, à l'éducation et au soutien des personnes atteintes de troubles de l'alimentation et de leurs proches. Elles proposent souvent des ressources en ligne, des lignes d'assistance téléphonique et des programmes de soutien.


Par exemple :


Logo FFAB

FFAB

Fédération Française Anorexie Boulimie

est une association qui regroupe des spécialistes du dépistage, du diagnostic, de la prise en charge, du traitement et de la recherche sur les troubles des conduites alimentaires (TCA), ainsi que des représentants des fédérations et associations de familles et d'usagers.


Sur leur site vous y trouverez entre autre un annuaire qui vous permettra de trouver un centre, un service ou une équipe TCA => https://www.ffab.fr/trouver-de-l-aide/annuaire-2021


👉 Télécharger l'annuaire en version pdf


 

Logo SOS Anor

SOS Anor

est un centre spécialisé dans les troubles du comportement alimentaire à Paris et Nantes et croit dur comme fer à l’efficacité d’un travail collectif pour soigner ces maladies.

SOS Anor comprend aujourd’hui une psychomotricienne, une diététicienne, un psychiatre, une coach, des psychologues formées aux TCA. Ils ont mis au point un portrait de l’anorexique qu'ils appellent « le mental Anor » ou mental de l’anorexique et ils travaillent sur ce schéma et son mode de construction.

Demande d’information : 01 45 53 38 39 - http://www.sosanor.org/

Vous pouvez prendre RDV en ligne sur Doctolib


 

Logo GROS

Le Groupe de Réflexion sur l'Obésité et le Surpoids a vocation à proposer une alternative aux prises en charges basées sur des objectifs à court terme.


Véritable espace de réflexion, de confrontation clinique et d'intégration des recherches sur le comportement alimentaire pour les professionnels à travers des groupes de travail, des webinaires, des formations, les Rencontres du GROS, des Journées Associatives et des actions régionales.


Vous y trouverez entre autre un annuaire de praticiens


 

Logo Enfine

Vous avez une question, vous souhaitez trouver l'aide ? Parler à quelqu'un, échanger avec d'autres personnes qui souffrent? De Troubles du Comportement Alimentaire? Enfine vous propose entre autre une ligne d'écoute, des groupes de paroles, un forum, ...


Pour en savoir plus 👉 https://www.enfine.com/


 

Logo Autrement

Association Autrement est une association qui propose des consultations, des groupes de parole et des ateliers pour les personnes souffrantes ainsi que pour leurs proches.


Pour en savoir plus 👉 https://www.anorexie-et-boulimie.fr/




Vous en connaissez d'autre ? N'hésitez pas à laisser les coordonnées et liens dans les commentaires !

 

Quelques définitions des troubles alimentaires les plus courants

(Liste non exhaustive bien sur)


Troubles alimentaires

L'anorexie mentale

L'anorexie mentale est caractérisée par une peur intense de prendre du poids et une image corporelle déformée qui conduit à un apport calorique insuffisant et à une perte de poids significative. Les individus souffrant d'anorexie limitent souvent sévèrement leur consommation de nourriture, ce qui peut entraîner une famine. En fait, l'anorexie n'est pas juste une question de nourriture ou de poids, mais elle est souvent liée à des besoins de contrôle et des peurs profondes.



La boulimie nerveuse

La boulimie nerveuse implique des épisodes de suralimentation (binges), suivis de comportements compensatoires inappropriés tels que le vomissement provoqué, l'abus de laxatifs ou d'exercices physiques excessifs pour éviter de prendre du poids.


L'hyperphagie boulimique

Les personnes atteintes de trouble de l'alimentation compulsive (hyperphagie boulimique) expérimentent des épisodes récurrents de suralimentation où elles consomment de grandes quantités de nourriture en peu de temps, souvent jusqu'à se sentir inconfortablement pleines, mais sans les comportements compensatoires observés dans la boulimie.


Les troubles de l'alimentation sélective

Ce trouble est caractérisé par une consommation extrêmement limitée d'aliments et peut conduire à des carences nutritionnelles. Il est plus commun chez les enfants mais peut aussi persister à l'âge adulte.


Les troubles alimentaires peuvent avoir de graves conséquences sur la santé, y compris des problèmes cardiaques, digestifs, nutritionnels, hormonaux et dentaires, parmi d'autres. Ils sont également associés à un risque accru de troubles mentaux coexistants, tels que la dépression, l'anxiété et les troubles de la personnalité.

Le traitement des troubles alimentaires est souvent multidisciplinaire, impliquant une combinaison de thérapie nutritionnelle, de psychothérapie (comme la thérapie cognitivo-comportementale), et parfois de médicaments.


 

Témoignages


Ayant été gymnaste et plongeuse de haut niveau pendant de nombreuses années, j’ai vite eu la réputation « d’athlète ». Au secondaire, les tests de course à pied ou d’endurance ne me faisaient pas peur. Je carburais aux commentaires célébrant mon dévouement et ma santé physique. Ce que nombreux ne savaient pas, c’est que sous cette confiance personnelle que je semblais dégagée, se cachait un combat très isolant : celui de mon trouble alimentaire. Ma relation avec la nourriture n’était guère saine. Je me comparais constamment aux autres et mon obsession avec la perfection m’a très vite rattrapée. Les cachoteries, les mensonges et les excuses, j’étais une pro! C’est comme si je jouais la comédie; convaincre mes proches que tout va bien. Mais en réalité, je déboulais une pente très glissante. Après plusieurs tentatives et refus de ma part, mes parents ont dû intervenir et nous sommes allés chercher de l’aide extérieure, que ce soit pour ma santé physique ou psychologique. Malgré ma fermeture initiale, je dois avouer qu’aujourd’hui j’en suis plus que reconnaissante d’avoir eu ce coup de main.


Aujourd’hui, je profite de la vie. Quelque chose qui n’a pas toujours été facile. Un sentiment qui revient souvent lorsque l’on vit avec un trouble alimentaire, c’est la honte. Honte de nos actions, honte d’en parler à nos proches, honte de demander de l’aide. Les tabous autour des troubles alimentaires rendent la tâche de s’ouvrir beaucoup plus ardue. Oui, l’aide de divers spécialistes que j’ai reçue afin de reprendre du poil de la bête m’a bénéficié, mais ce n’est pas ce qui m’a réellement guéri. Ce qui a tout changé, c’est d’avoir commencé à en parler. De m’être ouverte aux autres, que ce soit ma famille, mes amis ou proches. Avoir la force de dire : il y a quelque chose qui cloche, j’ai besoin d’un coup de main. Savoir reconnaître que le trouble alimentaire est une maladie mentale valide et qu’il mérite d’être discuté ouvertement.

 

Karianne


 

Moi j'ai reçu un diagnostic d'anorexie nerveuse en 98, je suis maintenant guérie depuis une quinzaine d’années, et les toubles alimentaires ne me font plus peur depuis presque 10 ans. Durant mes années troubles, j’ai perdu certaines libertés, la mémoire, des amies et, au final, un peu le goût de continuer tout court.


J’ai eu envie de partager ce dont je me rappelle.

Dans mon cas, le trouble alimentaire a pris le contrôle après avoir passé quatre ans à le côtoyer. Ensuite, ma vie s’est transformée en cauchemar. Plusieurs spécialistes m’ont aidée ou, en tous cas, ont tenté de le faire. Je vivais beaucoup de colère. J’avais honte d’avoir perdu le contrôle de ma tête.

Un jour, un médecin m’a dit : “Je parie que tu vas t’en sortir.” Un an ou deux ans après, j’allais tout juste assez mieux pour être écœurée d’être malade. J’ai rechuté plusieurs fois. Tous ces échecs ont été déterminants dans ma guérison.


Environ cinq ans plus tard, j’avais enfin réussi à cicatriser.


AUJOURD’HUI, JE SUIS GUÉRIE DE L’ANOREXIE,

DES TROUBLES ALIMENTAIRES,

DE LA PEUR DE RECHUTER ET DE L’ISOLEMENT

DANS LEQUEL JE M’ÉTAIS ENFERMÉE.


J’habite avec mon conjoint, nos trois enfants et deux chats; tous des cadeaux de ma guérison. Je connais ma chance d’avoir le droit de faire mes propres choix (parfois, ils sont mauvais), de pouvoir collectionner les souvenirs, d’avoir des amitiés de longue date et, en plus, d’être pleine

de vie.

 

Catherine M.


 

Voilà, voilou les p'tits loups.@ très bientôt !

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Merci pour ces conseils 👍

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